mardi 9 février 2016

Jeunesse



C’est une vieille armoire pleine de tendresse et de lavande
Par la porte entrouverte on perçoit encore des voix anciennes
Que le silence absorbe dans ses sables
Et les craquements de bois de la cale aux souvenirs

Disparus les serments et les lèvres
Et les bras qui portaient le cœur du temps
Et les vies pliées avec les draps
Sur les étagères odorantes

Je me souviens lorsque j’étais l’antre du monde
Et que je contenais le bleu du ciel et de la mer
Heureux comme Dylan Thomas sous les branches des pommiers
Échangeant de la joie contre de l’air


JLP


2 commentaires:

Anonyme a dit…

On se pourrait


se croire dans un




On pourrait se croire dans un tableau de
BONNARD..avec un peu d'imagination







Soleilvert a dit…

Merci !
Chez Bonnard je suis sensible aux vues de paysages depuis une fenêtre, donnant une vision intérieur/extérieur que j'essaye de rendre ici.