samedi 1 septembre 2012

15 Août




La nuit surgit ta couleur
Je sais l’instant où ta fourrure noire et soyeuse s’étend sur toute chose
Obscurité à moi seul familière
Je marche dans l’eau de tes prunelles

Tes pattes fourragent ma mémoire
Comme autrefois ma main ta robe
Viens fuyons dans la peau du ciel
Et les nuages et les rêves recomposés

L’or de ton regard précède l’aube
Est-ce toi qui roule cette pelote inextricable de jour et de nuit 
Comment oublierais-je
Ta beauté réduite en cendres






3 commentaires:

Anonyme a dit…

La mort de ce chat vous rappelle surement des deuils antérieurs
Elle fait écho à d'autres pertes;
Nul n'est immortel
bon courage;

Soleilvert a dit…

Merci beaucoup, vous avez tout compris.

Laurent U a dit…

Beau poème sur l'impermanence du vivre,la fragilité des liens,ce beau félin disparu ravive d'autres disparitions
Que peut la fiction? Pas grand chose..si ce n'est mettre un peu de baume sur les blessures affectives.
Courage.